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28/08/2007

Du Puy en Velay à Conques

On ne prend pas le chemin de St-Jacques de Compostelle;
C’est lui qui vous prend ! exit un pèlerin

Le chemin du Puy-en-Velay, la via Podiensa, jusqu à Santiago en Espagne, fait 1600 km, le plus ancien chemin remontant à mille ans.
Amis pèlerin, il vous faudra faire plus de 2 millions de pas, mettre 500 à 700 heures, selon votre rythme, admirer 60 à 70 lever de soleil !
La nature traversée y est magnifique. Le chemin est balisé - prendre le GR 65, bien équipé en gîtes d’étapes.
Le chemin est parsemé de petites églises qui sont de merveilleuses haltes de prière.
En partant du Puy jusqu’à Conques, au détour d’un hameau, j’ai croisé ce jeune couple de Néerlandais avec leur petite fille de huit mois, appelée “Meer”.
Nous nous sommes croisés, perdus de vue, puis retrouvés au gîte de St-Privat d’Allier. Chemin faisant, on s’est retrouvé au bistrot de Monistrol d’Allier boire un café.
Puis à St-Chély pour un copieux petit déjeuner avant de reprendre le chemin...
En suivant les étapes du GR 65 - bandes blanche et rouge - nous sommes passés, après St-Privat, par Saugues, le Sauvage, Saint-Alban de Limagniole, Aumont-Aubrac, Nasbinals, St-Chély d’Aubrac, Espalion, Estaing, Golinhac et Conques. Tel a été notre périple. En 2004 j’avais été jusqu’à Cahors !
Cette fois-ci, j’accompagnais Annie, ma voisine de palier. En poche notre “Credential del Pelegrino”; ce passeport tamponné à chaque étape justifie notre état de pèlerin tant en France qu’indispensable en Espagne.


Le chemin au rythme de mes pas…

Les pèlerins partent de toute l’Europe, mais aussi du Japon, du Canada, du Surinam, d’Australie, des Etats-Unis et d’ailleurs... On met ses pas dans les pas des pèlerins qui nous ont précédés. Quelles que soient nos motivations, on retrouve dans toute l’histoire humaine, de toutes les religions, cette démarche universelle.
On quitte sa famille, ses amis, son travail ne perdant son statut social et ses références. Le pèlerin prend conscience de lui-même, de ses limites et apprend parfois à se dépasser.
On emporte l’essentiel sur notre dos, on se désencombre de l’inutile et du superflu. En chemin, on goûte le silence, la paix et la beauté de la création du Divin.
Chemin de souffrance et d’espoir, cette marche est une école de patience. L’image de notre propre vie. Chaque jour il faut avancer avec courage, bourdon en main, sac à dos bien calé, bien chaussé, gourde d’eau, poncho pour la pluie, on est fin prêt pour le chemin.
Ne pas oublier la coquille Saint-Jacques sur le sac à dos !

13:05 Publié dans Randonnée | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2007

Fleurs de montagne, rencontres...

Fleurs de montagne, rencontre avec les pèlerins,
Fontaines, croix et muret de pierres

Marcher, c’est découvrir chaque matin de nouveaux paysages; faire des rencontres, échanger, discuter avec le berger qui mène son troupeau de moutons aux alpages;
traverser les villages et hameaux authentiques. Dire “bonjour” .
Au gîte d’étape Itier-Martin à Saugues, c’est Brigitte qui accueille les pèlerins avec humour et gentillesse. Vos genoux sont mal en point ? elle vous conduit chez le Dr.Crozatier, médecin des pèlerins qui refuse d’être payé. Le gîte étant plein, Annie et moi avons eu le privilège de dormir chez la mère de Brigitte, une petite mamie de 84 ans. Elle nous a servie une verre de lait encore tiède, juste tiré du pie de la vache. Ensuite, elle a préparé les petits pots de faisselle, qui seront servis au petit-déjeuner. Dans ce gîte, il y a toujours une super ambiance familiale, très conviviale.
A la sortie d’un village, on nous a offert une poignée de cerises.
A St-Chély, nous avons retrouvés les “tamalou”, une poignée de joyeux lurons de la région lyonnaise, puis un couple de Bruxelles, un jeune hollandais avec une dame du Surinam.
Avant de se quitter, on a fait une photo.
Le lendemain matin, au bistrot de la place, j’ai retrouvé notre jeune couple et leur bébé.Après un copieux petit-déjeuner, nous nous sommes séparés sur un “au revoir”; un “Ultreia” chant du pèlerin. Puis chacun est parti sur le chemin. Je n’ai pas retrouvé ce couple, mais je sais qu’il marche jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle.
Quant on a quitté le chemin, le chemin continu dans la tête. Depuis mon retour, je pense souvent à eux, à une jeune anglaise, aux “tamalou” et tous ceux avec qui nous avons échangés un instant de réel et grand bonheur.

19:37 Publié dans Randonnée | Lien permanent | Commentaires (0)

Conques, haut lieu de la Foi

Conques, haut lieu de la Foi sur le chemin de Compostelle

Nous sommes arrivés à Conques, passant par le pont des pèlerins*, puis la Porte du Barry ; les pavés devenaient douloureux à nos pieds déjà meurtris. Bourdon en main, le sac à dos se faisait lourd à l’approche de l’Abbaye Sainte-Foy, où en 2004 j’avais séjourné deux jours, cette fois-ci, je souhaitais partager ce moment avec mon amie Annie. Après l’effort, la récompense était là… Chez les Prémontré où les Hospitaliers nous ont merveilleusement accueillis, souriant, généreux.
Épuisée par notre périple, soudain, la fatigue avait, comme par enchantement, complètement disparu. Une belle chambre nous attendait, après une bonne douche, remplacé les chaussures de rando par des tongs, la visite du village pouvait commencer !

Conques est un bourg médiéval qui abrite un monument majeur du patrimoine architectural sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Ce trésor de l’an mille, miraculeusement préservé des vicissitudes de l’histoire, mérite toute notre attention. En effet, l’abbatiale de Conques* abrite sous les voûtes séculaires, un trésor incomparable de sculptures romanes – quand on débouche sur le parvis, on peut admirer le tympan du Jugement dernier et les vitraux de Pierre Soulages (peintre contemporain aveyronnais connu pour ses œuvres dans le monde entier). Mais également des œuvres d’art qui comptent parmi les plus anciens et les plus beaux chefs d’œuvres du Moyen Age. Venu se greffer autour de ce patrimoine architectural le monastère des Frères Prémontré qui accueille les pèlerins.
À la nuit tombée, sur le parvis de l’Abbatiale, un Frère Prémontré explique, avec beaucoup d’humour, le foisonnement des personnages et la diversité des scènes du tympan. Ensuite, nous assistons à la prière des pèlerins, et terminons la soirée par un concert de pianos par un Frère Prémontré. Ce fut un moment de recueillement, de force, de foi. Un moment de grâce qui nous laisse sans voix, mais avec un grand bonheur dans le coeur.

A l’Abbaye de Sainte-Foy, nous étions plus de cent pèlerins à partager un copieux repas non sans avoir partager le chant des pèlerins « Ultreia » ! Une sacrée ambiance, avec en plus, le sourire et la gaîté des Hospitaliers. Merci à tous.

19:37 Publié dans Randonnée | Lien permanent | Commentaires (0)

 
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